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vendredi 17 novembre 2017

Nouvelle parue chez La Gidouille : photos manquantes

Le jury a sélectionné ma nouvelle "Parti sans laisser d'adresse" pour le recueil collectif Vous qui passez sans me voir, collection Variations de La Gidouille.
Le livre est paru au mois d'octobre. Je suis très heureuse d'avoir été sélectionnée.


http://lagidouille.fr/

J'avais proposé ce qu'on pourrait appeler une nouvelle photographique. Le jury a pensé que le texte était suffisant et les photos redondantes.
Si jamais vous lisez ce texte et l'ensemble des nouvelles (ce que je conseille car en-dehors de la mienne elles sont excellentes !), voici les photos à l'origine du texte.








jeudi 26 janvier 2017

Dharamsala

Un extrait de mon livre De Lorient à Pondichéry et autres impressions indiennes est en ligne sur le site de Emergences Littéraires et artistiques. Il s'agit d'un passage concernant mon court séjour à Dharamsala, lors de ces pérégrinations en Inde :
http://www.emergences-ela.com/index.php?post/2017/01/25/Mireille-Le-Liboux-%3A-Extrait-de-Retour-de-Chandigarh

Le livre est en vente chez l'éditeur : http://www.stephanebatigne.com/de-lorient-a-pondichery-et-autres-impressions-indiennes/




vendredi 11 novembre 2016

Publication de nouvelle

J'ai le plaisir d'avoir été sélectionnée par l'éditeur Stéphane Batigne dans son nouveau recueil de nouvelles intitulé Longères, bombardes et ressacs . Cette fois-ci, elles se passent toutes en Morbihan.
La mienne se passe à Larmor-Plage et parle d'un photographe.



http://www.stephanebatigne.com/category/catalogue/fictions/

jeudi 25 février 2016

Vient de paraître : De Lorient à Poncichéry et autres impressions indiennes.

Edité par Stéphane Batigne, le livre est sorti juste à temps pour le Printemps des écrivains à Erdeven (56). Illustré par mes photos et des dessins à l'encre de couleur de Nicole Cochereau-Guillemet.




Quand on vit à Lorient, fondée par la Compagnie des Indes orientales au XVIIème siècle, le lien avec l'Inde est presque naturel tant les références à l'Orient sont nombreuses dans la ville, du Quai des Indes au Kari Gosse, en passant par le port lui-même.
Nourrie de cet imaginaire, Mireille Le Liboux a découvert le sous-continent indien en 2009 à l'occasion du mariage de son fils. Séduite, fascinée, elle effectuera plusieurs voyages successifs dans ce pays éblouissant de couleurs et de lumières, du Tamil Nadu au Rajasthan, du Kerala au Pendjab, de Mysore à Chandigarh.
Les récits de voyage qu'elle en a rapportés, sensibles, curieux, souvent drôles, témoignent de son attachement profond pour ce peuple et sa culture. "Quelque chose s'est passé, écrit-elle. Ce monde ne m'est plus aussi étranger, j'en fais partie et il fait partie de moi."
"Chaque page nous mène en découvrance. Une belle érudition, un regard émerveillé mais sans concession, tendre et lucide sur l'Inde, que Mireille Le Liboux affectionne. Après lecture, il reste à fouiller le fond de sa besace pour en ressortir de pétillantes pépites glanées au cours du voyage." André Le Ruyet.


http://www.stephanebatigne.com/de-lorient-a-pondichery-et-autres-impression









lundi 21 décembre 2015

Note de lecture : "Un marin breton en Indochine" par Claude Trividic



Un marin breton en Indochine. Claude Trividic. Emgleo Breiz.

Ce livre exposé à la médiathèque de Larmor a attiré mon attention car c’est le témoignage authentique d’un matelot sur la vie méconnue des marins pendant cette guerre menée par la France et oubliée. Et aussi parce que mon père était dans la Royale et même si je l’ai à peine connu, je sais qu’il était au large de l’Indochine dans les années cinquante. C’est même ainsi que s’est effectuée la rencontre improbable entre lui et ma mère qui était correspondante de guerre : à cette époque on remontait le moral des troupes en trouvant des jeunes femmes volontaires pour écrire aux matafs. J’ai d’ailleurs encore un service à thé datant de cette époque, de ceux où on voit une femme à poil par transparence au fond de la tasse. Ma mère ne l’a évidemment jamais utilisé ! 
J’ignore sur quel bateau était mon père en Indochine, mais les noms de Jean-Bart, Richelieu et Dupetit-Thouars résonnent dans ma mémoire. Plus tard, j’ai visité la Jeanne D’Arc quand j’avais une dizaine d’années.
Pour en revenir au livre, l’auteur, Claude Trividic, né dans le Cap Sizun, avait signé un engagement de deux ans, de 1951 à 1953 pour une campagne d’Indochine. Ayant jeté son journal de l’époque, c’est de mémoire qu’il recompose aujourd’hui ses souvenirs. C’était sur un coup de tête après une déception amoureuse et très vite il semble regretter cette décision. Car ce qu’il nous décrit ressemble plutôt au bagne qu’à un emploi au service de la France en guerre ! On a du mal à imaginer aujourd’hui comment étaient traités ces hommes ayant choisi la carrière militaire !
Un tiers du livre est consacré au transport des troupes dans les cales d’un cargo mixte hors d’âge durant de longs mois. Les bannettes sont constituées d’une seule toile soutenue par une barre métallique, si bien que dès que l’un bouge, l’autre se réveille. Un chargement de voitures, des Peugeot 203, sera utilisé pour tenter de trouver un peu de repos sur les banquettes arrières. 
La nourriture est infecte au point d’avoir tenté une « grève de gamelles ». Les marins souffriront pendant les deux années du scorbut par manque de légumes et fruits. L’eau douce et rare si bien que, sous les tropiques, des maladies de peau douloureuses vont s’installer sans jamais être soignées : les dartres par exemple rendent le port du slip impossible car trop douloureux. La chaleur moite dans les cales est insupportable. Ces hommes peuvent-ils au moins s’approvisionner aux escales ? Leur solde mensuel est si infime, estimé par l’auteur à l’équivalent de 25 € par mois, ne permet guère de faire des dépenses.
Enfin arrivé à Haïphong, il est affecté sur un navire-atelier, le Jules-Verne, destiné à effectuer les réparations des navires de la flotte. Les marins ont de bonnes relations avec la population autochtone et sont tout sauf des « va-t-en guerre ». Certaines personnes âgées rappellent à l’auteur sa mammig adorée. Ce qui le rend bien triste quand on donne l’ordre aux marins de détruire des embarcations de nomades vivant sur l’eau. Les passagers sont récupérés mais terrorisés se glissent discrètement à l’eau pendant la nuit avec femmes et enfants. Ou encore lorsqu’il voit un village brûlé par le Viet-minh au motif que les habitants ont lié des relations avec l’occupant. On découvre aussi la cruauté de la police vietnamienne envers les prisonniers rebelles viet-minh : les marins empêcheront l’un des leurs de torturer un prisonnier transféré sur le navire et s’arrangeront pour qu’il soit traité humainement.
C’est tout un pan de notre histoire vécue au quotidien par des marins embarqués que nous révèlent les mémoires de Claude Trividic dans un style sobre et émouvant par l’émotion suggérée entre les lignes et aussi très souvent teinté d'humour.


 Un très bon article à lire sur Le Télégramme :


lundi 25 mai 2015

Fin de contrat avec Edilivre

C'est fait. j'ai rompu le contrat avec Edilivre concernant mon livre Retour de Chandigarh.

S'il fut un temps où les auteurs pouvaient acheter leur livre avec une remise de 30 % plus frais d'envoi, maintenant, cela coûte moins cher de les acheter sur Amazon, voire en librairie au prix normal.
Edilivre annonce 20 % de remise mais ajoute la TVA !!! et les frais d'envoi.

Mon autre livre Rendez-vous à Skye reste disponible, simplement en le commandant chez son libraire favori.

mercredi 8 avril 2015

Publication dans la revue belge Traversées

J'ai le plaisr d'annoncer la publication d'une série poétique inspirée des tableaux de Dominique Haab-Camon, peintre à Lanester. Revue Traversées n° 5, mars 2015, dont le titre est "Haïkus".

https://traversees.wordpress.com/2015/03/25/le-n75-mars-2015-est-dans-vos-boites-aux-lettres/





dimanche 30 novembre 2014

Edilivre : rien ne va plus !

La politique commerciale d'Edilivre pour ses auteurs.

Mon dernier livre, "Retour de Chandigarh" est vendu 14 €. Comme il plaît bien, je voulais en racheter quelques exemplaires pour un salon en janvier. Jusqu-là, j'avais droit à 30 % de remise pour les salons, même si les frais de port sont en sus.
J'ai tenté une commande ce soir car jusqu'à minuit, les remises sont augmentées de 10 %.
Donc pour moins de 15 livres, c'est 20 %.
J'essaie avec 3 exemplaires. Résultat :
14 € x 3 = 42 €
remise : 8.40
envoi en écopli : 8.88
TVA et taxes diverses (??? !!!) : 2.21

Total commande : 42.48 soit plus cher qu'en les achetant chez le libraire !!!

jeudi 6 novembre 2014

Recueil de nouvelles aujourd'hui en librairie

Le recueil Six hommes sans histoire(s). Une photo, 26 destinées, imaginé et publié par les éditions La Gidouille, est disponible à partir d'aujourd'hui en librairie.
A partir d'une photo intrigante, il s'agissait d'imaginer une histoire. Celle que j'ai proposée fait partie des 26 sélectionnées.




Cela s'est passé bizarrement. Le décor m'a fait penser à Shangaï où je suis allée. Il me faut des lieux connus, j'ai du mal à imaginer. J'ai commencé à chercher sur Internet (merci Wikipédia), ce fut un vrai voyage tout une après-midi, qui de la concession française m'a emmenée chez les écrivains, puis à la guerre sino-japonaise, à Staline, etc. De là, j'ai découvert la vie et surtout la mort d'Albert Londres, disparu mystérieusement avec un scoop en poche, mort suivie quelques temps après de ses amis dont j'ai transformé le nom mais on le trouve facilement en fouillant un peu sur la toile : Lang-Willard. Je suis tombée sur des articles de presse numérisés par la BnF, sur le site d'un bijoutier ayant authentifié une bague ayant appartenu à Mme Lang-Willard, etc. Un vrai roman feuilleton ! Ne restait plus qu'à mettre tout cela en forme et à y introduire la photo. 

L'éditeur : http://lagidouille.fr/

mercredi 23 avril 2014

Littérature d'Islande



En préparation de la découverte de l’Islande, je lis tout ce qui me tombe sous la main à la médiathèque, mon œil étant attiré par les noms d’auteurs se terminant par « son » (fils de) ou « dottir » (fille de) puisque les Islandais n’ont pas de noms de famille et se définissent ainsi à l’état-civil.

Le plus connu est l’auteur de polars noirs Arnaldur Indridason dont nous pouvons suivre les personnages d’un livre à l’autre.
Son policier dépressif Erlendur, dont la fille se drogue, n’a rien à envier à Wallendur, le policier du suédois Henning Mankell. Indridason nous promène dans les paysages glacés et glaçants de Reyjavik et des montagnes environnantes où on disparaît sans laisser de traces lors des tempêtes subites.
Comme dans tout polar, chaque livre traite d’un sujet de société, par exemple La Cité des jarres évoque le centre de collecte des données génétiques de la population qui a beaucoup ému les Islandais.
J’ai relevé une phrase d’Indridason qui pour moi résume l’ambiance du pays selon l’auteur et son humour teinté d’autodérision. C’est dans La muraille de lave, livre qui met en scène les spéculateurs effrénés ayant provoqué la faillite du pays. Le policier Sigurdur Oli et son ex-femme sont au restaurant italien :
« Ils se turent un long moment. Le vin italien venu de Toscane avait un goût aussi doux que fruité sur leurs papilles. La musique qui tombait du plafond était italienne, tout comme le plat qu’ils attendaient qu’on leur serve. Seul le silence était islandais. »


Le silence, la rudesse des grandes plaines peuplées de moutons, nous y sommes plongés dans Lettre à Helga, de Bergsveinn Birgisson, édité chez Zulma.
Un vieil homme, éleveur de moutons, depuis la maison de retraite, écrit à Helga, l’amour de sa vie qu’il a sacrifié à sa femme devenue stérile, au poids de la morale, à l’amour de la campagne islandaise puisqu’il renonce à suivre à la ville Helga et l’enfant qu’ils ont eue par un soir de folie unique. Un livre fort et rugueux, émouvant, le point de vue d’un homme écrit par un homme, où la force du désir est exprimée avec force et simplicité.

Toujours chez Zulma, Rosa Candida, d’Audur Ava Olafsdottir.
L’élément déclencheur du voyage du jeune héros « sur le continent » est la mort de sa mère dans un accident « dans un champ de lave ». Et sa mère, dans le froid glacial de l’hiver, avait réussi à construire une serre où poussaient des rosiers, dont la « rosa candida », variété très rare. Indépendamment du récit de ses aventures (on devine qu’il traverse la France même si aucun lieu n’est cité et que l’on reste dans une sorte de conte, puis arrive dans un monastère que j’imagine dans les montagnes pyrénéennes), c’est la relation géographique au pays qui m’intéresse, la lave, la neige et le miracle des roses. Chez Arnaldur Indridason, les groseilliers sont le leitmotiv de La femme en vert. La vie, entre glace et feu malgré l’interminable hiver.

 Avec Karitas, sans titre de Kristin Marja Baldursdottir, publié chez Gaïa, je me suis plongée dans le pays au point d’avoir eu parfois l’illusion d’y être déjà allée.
Ici, c’est le point de vue des femmes, écrit par une femme. On voyage autour de l’Islande depuis les fjords de l’Ouest en 1900 avec la mère, veuve avec six enfants, jusqu’à l’Öræfi au sud du glacier Vatanjökull en 1939 avec sa fille Karitas devenue femme de marin abandonnée à la campagne et artiste peintre. Karitas a étudié la peinture à l’école royale des beaux-arts de Copenhague grâce à une riche mécène qui s’ennuie.
Entre chaque chapitre est inséré un tableau présenté par son étiquette, d’où le titre du roman : il s’agit du premier tableau qui ouvre le livre : « Karitas. Sans titre, 1915. Dessin au crayon ». On connaît le dur salage du poisson qui brûle les mains, la vie en autarcie de ces femmes solidaires, les travaux des champs, les maisons de tourbe, la fabrication des vêtements pour toute la famille et pour gagner un peu d’argent, les rencontres avec les Elfes dans la noirceur de l’hiver (en Islande, on n’a pas hésité à détourner une route pour ne pas déranger les elfes dans leur habitation, vous imaginez ça chez nous ?) Que les hommes soient présents ou non (beaucoup de ces femmes sont seules), elles triment pour élever leurs enfants et se serrent les coudes. Le droit de vote des femmes y est évoqué avec enthousiasme, elles osent affirmer leur indépendance. Un livre puissant, prenant, inspiré de la vie réelle, bien plus qu’un roman. 



Ce qui me frappe et m’attire chez ces auteurs d’Islande, c’est une originalité, l’omniprésence des éléments, de la nuit, du vent, de la montagne, de la mer, de la glace, du feu, une force, une autre voix, poétique.