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samedi 28 janvier 2017

Haïsha du 24 janvier en Bretagne

Hier, le vent était glacial et les oies Bernache de Sibérie dansaient sur les vagues.



Ce matin, plus de vent ni d'oies et une température douce au soleil
d'avant la pluie : plaisir de l'impermanence
chaque jour est une découverte. 




Envolées les oies
avec le vent de Sibérie -
le nez du printemps

samedi 19 novembre 2016

Voyage en Corée du sud (3) : Ingwasan

Je tenais à faire la petite ascension vers le temple d'Ingwasan à Séoul, suite à un documentaire vu sur Arte, où l'on y voyait une chamane chanter du Pansori.
J'ai donc pris le métro pour cette balade. En fait, le temple n'avait rien de particulier, un petit temple bouddhiste et charmant à flanc de montagne. J'ai pu y entrer en suivant un autre promeneur. Pas de chamane chantant le chant traditionnel, le documentariste avait préparé son reportage.



La montée est assez raide. Au milieu se trouve un lieu de culte très ancien, des rochers assimilés à des moines que l'on vient prier.

En continuant, une corde est une aide précieuse pour accéder au rocher qui surplombe la ville

De là-haut, on a une vue magnifique sur Séoul et l'ancien mur fortifié. Le ciel était particulièrement voilé ce jour-là. Un touriste coréen m'a prise en photo et expliqué que la grande maison bleue  sur la gauche est celle de la présidence.



Je suis restée là-haut un moment, prenant quelques notes sur mon carnet en regardant le plan de Séoul.
En descendant, à mi-hauteur, à un autre lieu de culte, une femme tapait sur une percussion, peut-être une prière chamanique.
C'est à cet endroit du chemin qu'un jeune garde ou militaire m'a abordée en anglais. Il m'a dit que j'avais écrit quelque chose (on m'avait donc observée aux jumelles) et m'a demandé s'il pouvait voir ce que j'avais écrit. Le tout en s'excusant: "c'est ma mission". Il avait l'air très mal à l'aise de demander ça et a paru respirer quand j'ai accepté de sortir mon carnet, quelques notes gribouillées en français. Je lui ai montré que j'avais noté les lieux que je souhaitais voir ensuite. Je l'ai senti rassuré d'avoir accompli sa mission et il s'est encore excusé. A ma question, il a juste dit que c'était un endroit sensible. J'ai appris ensuite que bien sûr, c'était lié à la maison présidentielle.

vendredi 18 novembre 2016

Corée du sud, octobre 2016 (2) : métro



Quand on est habitué au métro parisien, prendre le métro en Corée est un plaisir. Tout est extrêmement propre (des nettoyeurs officient en permanence), le métro est relativement récent donc chaque arrêt est protégé par des portes vitrées automatiques, on trouve des ascenseurs partout ou presque (une bénédiction quand on est chargé). De plus, à chaque station des toilettes très propres et gratuites sont disponibles et bien indiquées.

Les gens sont disciplinés et se rangent en file indienne pour laisser passer ceux qui sortent, il n'y a pas de bousculade, au plus un peu d'agitation à l'heure de pointe. Les passagers sont tous plongés dans leur smartphone, les regards ne se croisent pas. 




Cela n'empêche pas les gens d'être attentifs. Plusieurs fois, ayant le plan du métro affiché sur mon téléphone, on m'a adressé la parole (en anglais), d'abord pour me demander d'où j'étais et ensuite pour me proposer de l'aide, même si je n'en avais pas besoin. Les Coréens tiennent à donner une bonne image de leur pays aux étrangers. On m'a raconté qu'à l'avant de cars d'étrangers, on a parfois vu un panneau en coréen le précisant, afin que les automobilistes se comportent correctement.

Un jour, à l'heure de pointe, chargée de mon sac à dos, je me suis levée une station avant celle où je devais descendre pour laisser ma place à une dame d'un certain âge (comme moi donc ou à peu près). Elle a d'abord refusé par signe, ne parlant pas anglais, puis s'est assise en prenant d'autorité mon sac sur ses genoux ! Les personnes autour se sont alors manifestées pour me dire quand descendre même si je le savais parfaitement, il fallait aider l'étrangère d'une manière ou d'une autre. 
Je dois dire aussi que lorsque j'ai dû me déplacer avec ma valise, dans les rares endroits où il n'y avait pas d'ascenseur, je n'ai jamais eu à la porter, un homme ou une femme se sont toujours proposés spontanément. Mon expérience à Paris est bien différente !


Le métro de Séoul est aussi prévu pour servir d'abri anti-aérien en cas d'attaque (n'oublions pas que le pays est toujours officiellement en guerre), à cet effet, on trouve partout des masques à gaz.



Mais cet aspect si lisse et policé, hérité du confucianisme, semble cacher beaucoup de frustrations. Des articles de presse stupéfiants sortis autour du  20 octobre ont révélé que nombre de voyeurs cachaient des micro-caméras sophistiquées pour voir sous les jupes ou pire, dans les toilettes, celles du métro en particulier. Une brigade spéciale de policières sont chargées de la traque aux caméras. Les voyeurs qui se sont fait arrêter étaient tous d'un bon milieu social, bien sous tous rapports, en apparence.
Ci-dessous, un article de presse parmi d'autres :