lundi 3 juillet 2017

Nocturnes littéraires

Je suis invitée à la Nocturne littéraire 2017 le vendredi 28 juillet à partir de 17 h. sur le port de Lomener en Ploemeur (56).
http://www.morbihan.fr/actualites/nocturnes-litteraires-2017/

J'y dédicacerai en particulier De Lorient à Pondichéry et autres impressions indiennes :



samedi 6 mai 2017

Pont-Aven


Le 5 avril 2017.

J'ai profité d'une sortie photo en groupe avec l'UTL pour voir la première partie de d'exposition temporaire "La Modernité en Bretagne" organisée par le musée, entièrement rénové depuis ma précédente visite.
http://www.museepontaven.fr/fr/

Cette rénovation en valait la peine, l'espace est beaucoup plus aéré, les tableaux bien mis en valeur. L'exposition est passionnante, c'est une chance  d'avoir accès à ces tableaux, venant de différents musées ou de collections particulières.


Le vieux figuier à Pénerf, Ferdinand Loyen du Puigaudeau 


Sinon, à Pont-Aven, il y a : de l'eau, des moulins, des touristes, des clichés - beaucoup, la promenade Xavier Grall, des magasins, des galeries de peinture et de peinturlure... 

Le défi photo est de trouver l'inspiration pour échapper aux clichés, je n'étais pas trop inspirée !
Mais j'y retournerai pour la deuxième partie de l'exposition temporaire sur la Modernité à partir de juillet.


De l'eau, des ponts

des oiseaux


Ophélie noyée

des roues de moulin pour la déco

et des ombres portées.



vendredi 5 mai 2017

Lorient-Kéroman : art éphémère

 La zone portuaire de Lorient est une source  mars d'inspiration pour les photographes et les graffeurs. Le quartier change très vite, des bâtiments photographiés en mars 2017 sont déjà démolis pour construire des bâtiments neufs et revitaliser ce quartier.
Par anticipation, tout le monde ressent de la nostalgie pour un monde en disparition.

Ici, sortie du groupe photo du FLLanester le , avec comme premier objectif la Glacière en cours de démolition. Ce bâtiment du port de pêche est une institution gravée dans la mémoire lorientaise.














lundi 10 avril 2017

Château de Trévarez, Saint-Goazec, Finistère

Grand beau temps pour cette visite du château de Trévarez et de son parc ce samedi 8 avril 2017. C'est environ à 1 heure 1/4 de Lorient.

Le parc est immense et magnifique. Les camélias et les rhododendrons sont en fleur au printemps, les oiseaux s'égosillent... Une impressionnante collection  de plantes fleurissent les allées. On pourrait passer une journée entière dans le parc.

L'entrée du domaine, comportant les écuries



Une magnifique exposition de photos de l'époque a lieu en ce moment, l'une en couleur,

l'autre en noir et blanc



Vue sur l'étang et la chapelle, ainsi que l'ancienne maison de maître



A le voir, on pense à une construction ancienne, en fait il a été terminé en 1907, dans le style néo-gothique mais avec tout le modernisme de l'époque : électricité, ascenseur, etc.


De là-haut, on a une vue magnifique sur les Monts d'Arrée et Châteauneuf-du-Faou. A noter, la construction en briques et la couverture en ardoises.

 Le château a été construit par un bourgeois devenu gentilhomme, notable devenu député et vivant de ses fermes, politiquement à droite, s'étant opposé à la séparation de l’Église et de l’État (contre Émile Combes) et anti-Dreyfusard. Ce qui ne l'a pas empêché d'être humaniste en apportant le confort à ses nombreux employés, ou doit-on dire paternaliste ?  L'achèvement des travaux a eu lieu en 1907, James de Kerjégu est décédé en 1908.
Il s'agissait d'une résidence de vacances, on y venait de Paris en train, 10 heures de trajet jusqu'à Roporden, de là, des voitures à cheval venaient à la gare, sauf le maître qui avait sa voiture à moteur (et son chauffeur, eveljust !).
On y pratiquait la chasse, on invitait beaucoup, c'était la Belle Époque.
On trouve facilement toutes les informations sur Internet :







On entre dans le château par la façade ouest, la façade est étant inaccessible car en haut d'une butte. 
Pendant la seconde guerre mondiale, le château était réquisitionné par l'armée allemande et servait au repos des officiers de la base de sous-marins de Lorient.
De ce fait, il a été bombardé par les Anglais (ainsi que Lorient, détruite par les bombes anglaises !)
Une bombe est tombée sur le toit jusqu'au rez-de-chaussée, il reste des boiseries et des colonnes de marbre.
 

Vue depuis l'intérieur
Une visite des sous-sols était organisée pour 1 € de plus, nous n'étions que toutes les deux, c'était passionnant !
Je me voyais dans la série télévisée Downtown Abbey, exactement la même ambiance et c'était la même époque.
Il faut être accompagné car c'est dangereux et on doit porter un casque, fourni à l'entrée.

C'est donc dans les sous-sols que le personnel nombreux s'activait, zone sans lumière, à part de minuscules soupiraux et quelques petites ouvertures vers l'est. Ce samedi, il y faisait très froid par rapport à l'extérieur.

On a d'abord la cuisine qui comportait un grand piano en son centre. Elle était destinée à la cuisine des maîtres uniquement.


 Pour monter et descendre les plats, il y avait un monte-plats, avec sonnette électrique.

Plus loin une autre cuisine, celle des domestiques, on ne mélangeait pas !

Des toilettes étaient à l'usage du personnel, très classes ! 


On longe un couloir où des rails servaient à entrer et déplacer le charbon. A côté de l'entrepôt de charbon et séparée par une porte sécurisée, se trouve la chaufferie. On se croirait dans les soutes d'un cargo ou dans une locomotive ! Impressionnant ! Des "chauffeurs" s'activaient toute la journée (et peut-être la nuit ?) pour mettre le charbon. 




Outre le chauffage central, cela permettait d'avoir de l'eau chaude à tous les étages. Au-dessus se trouvaient deux salles de bain contiguës, ou les baignoires sont des piscines (imaginez le poids !).


Il y avait également un ascenseur, aujourd'hui il est équipé d'une gaine qui permet aux chauves-souris du grenier, espèce protégée, d'entrer et de sortir, c'est leur seul accès.

Fin d'après-midi, on est bien au soleil mais ça ferme à 18h30, il faut partir !
 

lundi 27 février 2017

Voir les cheveux du vent

Les tamaris si joyeux en été semblent des êtres figés par un mauvais sort en hiver. 
Même si le printemps approche, encore aucun bourgeon sur ces branches qui font penser à la chevelure d'un être torturé par le vent.  A moins qu'il ne s'agisse d'une sorte de  troll islandais, de viltansou breton ou de quelque autre membre de la famille des korrigans.

Dans les branches nues, on peut voir les cheveux du vent.


Derrière la plage de Kerguélen à Larmor-Plage.

samedi 11 février 2017

Sarinagara, Philippe Forest

J'avais déjà lu Sarinagara  de Philippe Forest et en avait parlé ici :
 
https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=5509368032817321535#editor/target=post;postID=733549704483820137;onPublishedMenu=allposts;onClosedMenu=allposts;postNum=5;src=link

Pascale Senk le cite dans L'effet haïku, ce qui m'a donné envie de le relire :
 http://www.editionsleduc.com/produit/901/9791028507527/Leffet%20haikut

Voici une autre citation de Philippe Forest, concernant cette fois le haïku, dans le chapitre sur Issa :

" Toutes sortes de mythologies concernent le haïku en Occident. [...] En raison de sa concision, les lecteurs d'Europe s'imaginent que le haïku condense l'essentiel de l'expérience poétique. Ils lui attribuent le privilège surnaturel d'exprimer la vérité sans objet d'une sagesse ineffable auquel l'esprit du poète parviendrait solitairement dans l’illumination de l'extase.
Mais le haïku n'est en rien le produit d'une ascèse. En vérité, il est d'abord le résultat d'un jeu." (P. 50, Gallimard)

Un jeu, ça me va bien quand je m'essaie à ajouter un haïku plus ou moins réussi (mais tant pis !) à une de me photos (plus ou moins aussi mais il s'agit juste du plaisir de faire et de partager.)

Pour cette photo prise au Fort-Bloqué en Ploemeur (56), j'ai pris une valeur sûre, un haïku de Bashõ, prise dans Bashõ, seigneur ermite - L'intégrale des haïkus - Gallimard (P. 56) :

De la nouvelle lune
l'imparfaite beauté
laisse présager  la pleine lune



lundi 6 février 2017

Alerte vagues submersion du 3 janvier

3 janvier 2017 : la météo annonce de forts coups de vent et de la pluie. On nous dit de ne pas sortir de chez soi.
Mais en sortant, je vois des escargots toutes cornes dehors, leurs yeux pointés vers le ciel et buvant la pluie au risque de se faire écraser ainsi que des vers de terre perdus sur le bitume.
Au bord de la mer, c'est la foule, dont de nombreux photographes guettant la vague sur la digue.

Lomener, Ploemeur, Morbihan.






vendredi 3 février 2017

Haïsha de l'année du coq

Entre permanence et impermanence, les années qui passent n'ont pas les mêmes effets sur tout et tout le monde.

Le 28 janvier 2017 est la date du nouvel an chinois, qui nous rappelle qu'une année de plus s'est écoulée.

Année du Coq

Passent les années
solide sur son roc
le squelette d'épave



Photo de l'auteure, prise à Larmor-Plage soit An Arvor en breton, autrement dit la zone littorale, le pays du bord de mer.

dimanche 29 janvier 2017

Haïsha du pied cassé

Comme je l'ai déjà dit, je me suis cassé la cheville deux jours avant de rentrer de Séoul le 1er novembre 2016. Au passage je remercie encore le responsable français de Cap Corée de m'avoir prise en charge.
J'allais voir le grand temple de Bongeusa que je n'avais pas eu le temps d'aller voir jusque-là et j'y tenais avant de partir car en montant au-dessus de la statue de Bouddha, on a une magnifique vue sur la ville. Je n'ai pas pu monter derrière la statue.
En sortant du métro, je regardais devant moi où se trouvait le temple. Je n'ai pas fait attention que j'avançais vers le bord du plan incliné en béton, incliné certes mais sur les deux côtés les bords sont droits. je me suis tordu la cheville. A l'hôpital universitaire de Séoul, les radios n'ont rien montré. Au retour, on a vu que j'avais un arrachement osseux. D'ailleurs à la clinique, on m'a d'abord laissée avec un simple bandage, quinze jours après il a fallu m'immobiliser pour de bon.


J'ai commencé doucement la kiné et hier j'ai pu marcher environ un kilomètre, un exploit et une renaissance. Merci Monsieur l'excellent kinésithérapeute !

samedi 28 janvier 2017

Haïsha du 24 janvier en Bretagne

Hier, le vent était glacial et les oies Bernache de Sibérie dansaient sur les vagues.



Ce matin, plus de vent ni d'oies et une température douce au soleil
d'avant la pluie : plaisir de l'impermanence
chaque jour est une découverte. 




Envolées les oies
avec le vent de Sibérie -
le nez du printemps