lundi 12 novembre 2012

Collage Ghislaine Lejard










Dans le silence bleu
de l’aube d’hiver
l’appel d’un corbeau
aspire le jour.

Mireille Le Liboux

mardi 6 novembre 2012

Entrée dans l'anthologie en ligne Ghislaine Lejard

 Je viens d'entrer dans l'anthologie de Ghislaine Lejard, poète et collagiste, membre de l'Association des Ecrivains Bretons :
http://ghislainelejard.blogspot.fr/p/anthologie_30.html

Les nouveautés du blog: novembre

 2 news

 coups de cœur pour:

Les éditions La Porte
Un collage de Yves Perrine
Un recueil de Jean Le Boël


L'anthologie accueille Mireille Le Liboux qui a composé 2 poèmes pour un collage, pour lire le deuxième consultez son blog:mireilleleliboux.blogspot.com/ samedi 3 novembre.

À découvrir 2 nouvelles citations (Yves Moulet et Daniel Briolet)
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lundi 5 novembre 2012

Je n'irai pas voir la mer aujourd'hui

Derrière la vitre la pluie tombe
en rafales glacées
je relis un poème oublié
de Sôseki :
 "Les hommes meurent
les hommes vivent
passent les oies sauvages"

Haïkus de Sôseki

A la question : "Qu'est-ce qu'un haïku ?", la réponse fut la suivante : en premier lieu, le haïku est un concentré de rhétorique,  en second lieu, il est un univers irradiant à partir d'un point focal, comme le rivet d'un éventail qui permet de maintenir ensemble toutes ses branches.
Akiyama Yutaka, Sôseki Haïkus, éditions Philippe Picquier 2001

samedi 3 novembre 2012

Collage Ghislaine Lejard




Montagnes et mamelons

D’un bout à l’autre de la planète
dès qu’une montagne est arrondie
les hommes ne peuvent s’empêcher
d’y voir le souvenir d’un sein
l’image d’un mamelon
en Europe, en Afrique, en Ecosse
où le poète adolescent
Kenneth White suçait la poésie
aux mamelons de Fairlie
et même dans l’Inde pudique
où depuis Coonor dans les Nilgiri
ces deux montagnes au loin
ont pour nom
Lady sleeping.

Texte : Mireille Le Liboux


dimanche 7 octobre 2012

Pourquoi les poètes sont indispensables selon Guillevic

Extrait de Vivre en poésie ou l'épopée du réel, Guillevic, Le Temps des cerises, 2007. Les propos de Guillevic datent de 1978.

Une remarque qui a son importance : puisque le poète est l'homme qui vit la langue "de la tribu" et que sa fonction essentielle est de lui garder, de lui donner force, de la renouveler constamment (grâce au lien organique qu'il a avec tous ceux qui parlent cette langue), puisque le poète est nécessairement "un révolutionnaire professionnel" de la langue, il sera toujours un contestataire du pouvoir établi, car, conservateurs de la langue, eux, les hommes du pouvoir usent d'une langue fixée, dépassée. Ce n'est pas par hasard si Richelieu a créé l'Académie française ; il l'a fait pour consolider, renforcer le pouvoir royal en tentant d'enrayer l'évolution de la langue française. Le pouvoir absolu exige un idiome au beau fixe.
Et dire que l'on s'interroge sur le rôle des poètes dans notre société ! Et que l'on prétend que la société industrielle n'a plus besoin de poètes. La langue française de la société industrielle d'aujourd'hui s'appauvrit, c'est vrai, une nouvelle greffe est nécessaire, c'est vrai.
Si le pays continue à ne pas entendre ses poètes, à quoi notre langue en sera-t-elle réduite dans quelques décennies ? A ce bla-bla délavé des médias ?
La démocratie est l'aiguillon du langage ; Le langage, l'aiguillon de la démocratie (p. 202)

Est-ce pour cela que le Printemps des poètes perd 40 % de son budget, soit 60 000 € ?


vendredi 14 septembre 2012

Autres citations de Ralph Waldo Emerson

"Tous les outils sont en un sens tranchants et dangereux. Un homme construit une belle maison, il a désormais un maître et un travail pour la vie : il lui faudra la meubler, veiller sur elle, la montrer et la maintenir en bon état, pour le restant de ses jours. Un homme jouit d'une certaine réputation, dès lors il n'est plus libre mais doit s'en accommoder.Tel autre peint un tableau ou écrit un livre, et le succès est la pire chose qui puisse lui arriver."

"Les vrais rois cachent leurs couronnes dans leurs gardes-robes, et affectent un extérieur simple et pauvre."

Les travaux et les jours, traduction Jean-Paul Blot, fédérop 2010.

jeudi 30 août 2012

Emerson, la nature et la poésie

Toujours dans "Un moment américain" (Cf message précédent), on peut lire :

"Il n'est pas facile de redire ce que nous dit la nature.Mais c'est là le meilleur de la poésie, simplement savoir décrire avec justesse les objets naturels.Un fils de fermier trouve plaisir à lire les vers qui accompagnent les vignettes du Zodiaque dans l'Almanach. Dans son poème Les saisons, Thompson n'a d'autre mérite que d'avoir traduit en mots quelques-uns des tableaux de ce grand livre, sans donner à comprendre ce qu'il signifie ; et les meilleurs passages des grands poètes, anciens ou contemporains, se résument souvent à de simples énumérations de certains traits de paysage."

En lisant cela, on comprend que c'est exactement ce qu'à fait Kenneth White, nourri de la philosophie de Ralph W. Emerson et de David Henry Thoreau, dans ses meilleurs poèmes.

mercredi 29 août 2012

Toujours d'actualité

J'ai ramené d'Ouessant Les Travaux et les jours de Palph Waldo Emerson,  traduction Jean-Paul Blot, éditions fédérop, 2010. 

Ces textes écrits au milieu du dix-neuvième siècle, contiennent quelques pépites. 
La première se trouve dans "Un moment américain" et résonne d'une manière étonnamment actuelle. Emerson parle de la panique financière de 1857 :

"Mais il y a davantage de fous que de gens nommés ainsi ou en traitement dans les hôpitaux. La foule dans les villes, les hôtels, les théâtres, aux tables de jeux, les spéculateurs qui se ruent sur les investissements à dix pour cent, vingt pour cent, sont plus ou moins fous. Point n'est besoin d'en parler en ces temps de faillite."

vendredi 24 août 2012

Merci aux bénévoles d'Ouessant !

Grand merci aux bénévoles et à tous les organisateurs du salon du livre insulaire d'Ouessant qui s'est tenu du 17 au 21 août à Lampaul ! Un salon passionnant et riche en rencontres exceptionnelles. La rencontre avec Maryse Condé, grande dame de la littérature et cependant très simple m'a touchée au coeur.
Un salon qui fait du reuz !

Lampaul

Le reuz, c'est mieux que le buzz !
Pour le défilé d'ouverture du salon